CAN-2019 : Les puissants sélectionneurs africains.

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Après une Coupe d’Afrique au Gabon où seules quatre des seize sélections avaient à leur tête un coach local, la CAN-2019 marque un renouveau. En effet, onze sélectionneurs africains seront sur les bancs en Égypte.

Longtemps délaissés au profit des “sorciers blancs”, les sélectionneurs locaux commencent à gagner la confiance des fédérations africaines pour encadrer les équipes nationales. Ils seront onze sur les bancs des équipes participant à la CAN-2019 en Égypte, qui débute le 21 juin.

France 24 vous fait découvrir ces sélectionneurs qui tenteront de succéder à Stephen Keshi, dernier technicien africain à avoir remporté le trophée en 2013 avec le Nigeria.

• Florent Ibenge (RD Congo)

Le coach des Léopards, Florent Ibenge, lors du quart de finale de la CAN-2017 contre le Ghana.
Le coach des Léopards, Florent Ibenge

En poste depuis août 2014, Florent Ibenge est l’entraîneur africain qui possède la plus longue longévité sur son banc de touche. En cinq années passées à la tête des Léopards, le Franco-Congolais a su tirer son équipe vers le haut en la faisant entrer en 2016 dans le top 50 du classement de la Fifa, qu’elle n’a plus quitté depuis (49eactuellement). Concernant la CAN à venir, après avoir échoué d’un fil à se qualifier pour le Mondial-2018, Florent Ibenge se montre optimiste : “Nous allons débuter la compétition à 24 équipes, mais au final, une seule sera sacrée et c’est à nous de bien faire pour y être le 19 juillet prochain au Caire”.

Bilan : 3e de la CAN-2015, quart de finaliste de la CAN-2017, vainqueur du Championnat d’Afrique des nations (Chan) en 2016.

• Sunday Chidzambwa (Zimbabwe)

Sunday Chidzambwa

Difficile de faire plus local que Sunday Chidzambwa, qui a passé toute sa carrière de joueur au Zimbabwe, au Dynamos à Harare. Attaché aux Warriors, il en est déjà à son quatrième passage sur le banc en tant que sélectionneur, le dernier depuis juillet 2017. Après une campagne des éliminatoires convainquante qui a vu le Zimbabwe finir premier de son groupe, Sunday Chidzambwa va trouver sur sa route le pays organisateur – et favori – lors du match d’ouverture. Pas de quoi impressionner l’entraîneur de 67 ans : “Nous allons à la CAN avec de grands espoirs et de grandes attentes”.

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Bilan depuis sa dernière nomination en 2017 : Vainqueur de la Coupe d’Afrique australe (Cosafa) en 2018, 3e en 2019.

• Olivier Niyungeko (Burundi)

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Olivier Niyungeko, 39 ans, a grimpé les échelons de la sélection burundaise, où il a débuté comme adjoint de Ahcene Aït-Abdelmalek entre 2015 et 2016. Passé entraineur principal en juillet 2016, il a emmené les Hirondelles à une belle quatrième place à la Coupe d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Est (Cecafa) en 2017. Il est surtout parvenu à obtenir une qualifcation historique pour la CAN-2019, la première du pays, tout en restant invaincu lors des éliminatoires. L’objectif ? “Modestement, on aimerait dépasser la phase des groupes”, a-t-indiqué.

Bilan : qualification pour la CAN-2019, la première pour le Burundi.

• Aliou Cissé (Sénégal)

Aliou Cissé

Capitaine emblématique de la génération dorée sénégalaise, finaliste de la CAN et quart-de-finaliste du Mondial en 2002, Aliou Cissé s’est reconverti avec succès comme entraîneur. Depuis qu’il dirige les Lions de la Teranga, le sélectionneur a su redonner aux Sénégalais leur lustre d’antan. Armé du redoutable Sadio Mané, il arrive dans la peau d’un favori en Égypte. Le charismatique entraîneur aux dreadlocks va-t-il permettre au Sénégal de décrocher le premier trophée de son histoire ? “Le Sénégal n’est pas favori”, tempère-t-il.

Bilan : Quart de finale de la CAN-2017, 1er tour du Mondial-2018.

• Djamel Belmadi (Algérie)

Djamel Belmadi

‘ancien joueur du PSG et de l’OM a débuté sa carrière d’entraîneur au Qatar avec Lekhwiya, devenu ensuite Al-Duhail. Il y a raflé quatre titres de champion (2011, 2012, 2017 et 2018) et trois Coupes. Il a également fait un intermède à la tête de la sélection qatarie. En août 2018, il est appelé au chevet de Fennecs, avec la lourde charge de faire oublier l’humiliation de 2017, où les Verts n’étaient pas sortis des poules.

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Bilan : /

• Ricardo Mannetti (Namibie)

Ricardo Mannetti

Joueur, Ricardo Mannetti a participé à la première CAN de l’histoire de son pays en 1998. Depuis reconverti sur les bancs de touche, il a mené son pays à la victoire lors de la Coupe d’Afrique australe (Cosafa) en 2015 avant de claquer la porte. Il reviendra finalement trois mois plus tard après avoir aplani ses différends avec la fédération. Pour la troisième participation de la Namibie à la CAN, il “veut gagner au moins un match lors de la phase de groupes”.

Bilan : Vainqueur de la Coupe d’Afrique australe (Cosafa) en 2015.

• Ibrahim Kamara (Côte d’Ivoire)

Ibrahim Kamara

Nommé officiellement entraîneur des Éléphants le 30 juin 2018, Ibrahim Kamara assurait déjà l’intérim depuis le départ du Belge Marc Wilmots huit mois plus tôt. Entraîneur des U17, avec qui il a été champion d’Afrique en 2013, des U20, puis adjoint des trois derniers sélectionneurs de la Côte d’Ivoire, il a fait de l’esprit de groupe au sein de son équipe l’un de ses objectifs. Sa décision forte d’écarter l’emblématique Gervinho pour la CAN-2019 a d’ailleurs créé quelques remous. Et si le véritable objectif de Kamara reste la CAN-2021, que les Éléphants disputeront à domicile, le sélectionneur ne serait pas contre un premier coup d’éclat au Caire.

Bilan : /

• Mohamed Magassouba (Mali)

Mohamed Magassouba

Choisir un sélectionneur national semble être d’abord un choix par défaut pour certaines fédérations africaines, notamment le Mali, qui n’a eu à sa tête quasiment que des étrangers depuis 1998. En 2017, lorsqu’Alain Giresse a quitté les Aigles en plein marasme de la fédération malienne, Mohamed Magassouba a été appelé pour effectuer l’interim. Deux ans plus tard, l’expérimenté entraîneur est toujours là et ses joueurs ont fait forte impression durant les éliminatoires, en terminant premiers invaincus du groupe C. “Nous n’irons pas à la CAN pour une balade”, prévient-il.

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Bilan : /

• Baciro Candé (Guinée-Bissau)

Baciro Candé

Sous l’impulsion de Baciro Candé, la Guinée-Bissau a bien grandi. Lors de son premier mandat de 2003 à 2010, et surtout depuis 2016, le sélectionneur a su apporter de la stabilité aux Djurtus. Au Gabon en 2017, ils ont disputé la première Coupe d’Afrique des nations de leur histoire. Cette année, l’objectif est de décrocher leur première victoire dans la compétition, malgré un tirage peu favorable : le Bénin, le Cameroun tenant du titre, et le Ghana quadruple champion d’Afrique.

Bilan depuis sa dernière nomination en 2016 : qualification pour la CAN-2017 et la CAN-2019, les deux premières de l’histoire de la Guinée-Bissau.

• James Kwesi Appiah (Ghana)

James Kwesi Appiah

Âgé de 58 ans, James Kwesi Appiah connaît bien les Black Stars. Il en d’abord dirigé l’équipe Espoirs avec qui il a remporté les Jeux africains en 2011, puis la sélection nationale de 2012 à 2014, ramenant une belle quatrième place de la CAN-2013. Licencié après une Coupe du monde 2014 décevante, il est finalement revenu sur le banc du Ghana en avril 2017. Dans le carré final de la compétition depuis 10 ans, James Kwesi Appiah espère que la CAN-2019 sera celle du sacre pour les Ghanéens.

Bilan depuis sa dernière nomination en 2017 : /

• Emmanuel Amunike (Tanzanie)

Emmanuel Amunike

Nul n’est prophète en son pays. Le Nigérian Emmanuel Amunike, ancien joueur du FC Barcelone, a pris les rênes de la sélection de Tanzanie en août 2018. En tant que joueur, il a remporté la CAN-1994, puis les Jeux olympiques de 1996 avec le Nigeria. Cette esprit de gagne, il a su l’insuffler à ses hommes puisque la Tanzanie participera au Caire à sa première Coupe d’Afrique des nations depuis 1980. Malgré la présence dans son groupe du Sénégal, qu’il estime favori, Emmanuel Amunike l’assure : “Je n’ai peur d’aucune équipe”.

Bilan : qualification pour la CAN-2019, la première de la Tanzanie depuis 1980.

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