Finances publiques : le régime Tshisekedi fait exploser le budget

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Finances publiques

Dépenses extrabudgétaires, contre-performances des régies financières et explosion des dépenses institutionnelles, explique en préambule l’Odep qui note que les trois premiers mois de l’ère Tshisekedi « n’ont pas été tendres pour les finances de l’Etat ». Il revient sur le fait que le nouveau régime a fait une croix sur la loi des finances 2019 votée et promulguée en décembre 2018.

Un des grands soucis de l’Odep, c’est le financement des projets retenus dans le programme d’urgence de 100 jours du nouveau chef de l’Etat. « Ces dépenses sont orchestrées en dehors de la chaîne des dépenses publiques et donc, sans le moindre contrôle. Plus de 75% des dépenses publiques ont été exécutées en procédure d’urgence, foulant ainsi au pied les règles établies et en dehors des crédits votés par le Parlement », poursuit l’Odep.

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L’ONG relève aussi «  le laxisme des régies financières, lequel a abouti à des contre-performances hors-normes et les dépenses de fonctionnement des institutions qui sont parties en flèche ».Un ensemble qui fait craindre que lebudget de l’Etat s’engouffre sur unepente savonneuse qui pourrait mettre les finances publiques dans le rouge vif et fragiliser ainsi l’édifice macroé-conomique de la RDC. De janvier à mars 2019, le déficit budgétaire enregistré est de 151,1millions de dollars américains. Un chiffre qui devrait en réalité être bien plus important quand on sait que les dé- penses publiques ont été payées àhauteur de 42,46% au premier trimestre, explique l’Odep qui pointe notamment les dépenses de fonctionnement de la présidence de la République qui ont connu un dépassement de 120% sur ce premier trimestre.

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Recettes en baisse

«  Au cours de la même période,les dépenses des institutions politiques,notamment la Présidence de la République (18 millions dollars US), la Primature (6,1 millions dollars US), l’Assemblée nationale (17,1 dollars US), le Sénat (5,2 millions dollars US), les gouvernorats de provinces et les assemblées provinciales (167,2 millionsdollars US) ont coûté environ 213,6 millions de dollars US au Trésor public », poursuit le rapport qui mentionne par ailleurs que « La réduction de ces dépenses pourrait faciliter la construction des écoles et hôpitaux, la réhabilitation des routes, etc. ».

Le rapport de l’Odep note qu’aucune régie financière n’a atteint ses objectifs au premier trimestre 2019. « La corruption, l’évasion fiscale, les exonérations illégales, l’immixtion du personnel militaire et policier sont des faits qui privent l’Etat congolais des moyens dont il a besoin », peut-on lire dans le document. Si les dépenses des institutions s’accroissent rapidement depuis le début de l’année, celles des secteurs sociaux diminuent. Les déficits enregistrés depuis le début de l’année vont inévitablement peser sur la possibilité d’entreprendre des investissements. Une fois encore, ce serait les dépenses sociales qui pourraient être mises à mal, creusant encore un peu plus les inégalités sociales,… « malgré les bonnes intentions du président de la République », poursuit l’Odep.

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La Libre Afrique/Le Potentiel

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