« Nous n’avons trahi personne en coalisant avec le FCC » (Tshisekedi)

0
106

« Je dois vous dire, les yeux dans les yeux, qu’à aucun moment, nous n’avons trahi ni notre engagement ni notre pays en faisant cette coalition (avec le FCC). Nous avons tout simplement appliquer la loi de notre pays », a déclaré le président de la République en meeting dans la diaspora à Paris.

Devant une la salle pleine à craquer, le chef de l’état a rappelé « qu’à partir du moment où j’ai été élu avec un regroupement politique qui n’arrivait pas à constituer la majorité au Parlement, il fallait donc créer cette majorité pour participer au gouvernement » et remplir ses promesses électorales.

Regrettant ne pas avoir pu gagner les élections avec « les amis avec lesquels nous avons cheminé un bout de temps dans l’Opposition parce que victime d’une haute trahison à Genève », le président a rappelé qu’avec (seulement) 10% des députés au parlement, sa coalition CACH est présente à 35% au gouvernement.

A LIRE  100 jours : acteurs politiques et sociaux partagés sur le bilan de Félix Tshisekedi, trois mois après son investiture

Et que c’est son programme que le premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba applique.

« Nous avons dit nous n’allions pas laisser le FCC diriger le gouvernement seul. Il fallait donc politiquement que nous nous mettions en coalition pour gouverner ensemble ».

Pas de chasse à l’homme

« La justice doit être faite, mais pas n’importe comment », a déclaré le président Tshisekedi à ceux qui souhaitent voir derrière les barreaux les tenants du précédent pouvoir.

“J’ai mille et une raisons de me venger sur tout ce que j’ai vécu dans ma vie. Je ne devrais pas commencer directement avec nos amis du FCC. Je devrais remonter jusqu’aux années du régime du maréchal Mobutu », note le président de la République dont le père, Etienne Tshisekedi fut, après avoir travaillé avec l’ancien président du Zaïre, un de ses principaux opposant.

« Si je me lance dans une telle entreprise est-ce que je pourrais servir encore le Congo », s’est interrogé le chef de l’état alors qu’à l’extérieur de la salle, de ses farouches opposants vêtus aux couleurs du drapeau du Zaïre (1971-1997) manifestaient, empêchant même au public l’accès à la salle

Felix Tshisekedi est plutôt d’avis qu’il « faut renforcer la justice, l’état de droit. Nous allons instaurer un jour un Tribunal pour les crimes commis. Ce Tribunal sera institué au Congo ».

« Je ne veux pas un Congo où les fils de ce pays se lèvent contre d’autres. La haine… le tribalisme, je n’accepterai jamais cela tant que je serai à la tête de ce pays ».

A LIRE  SUD-KIVU : LE GOUVERNEUR DE PROVINCE THÉO NGWABIDJE KASI LANCE OFFICIELLEMENT LA CAMPAGNE DES VIGNETTES

Laisser un commentaire