RDC Actualité : Félix tshisekedi victime ou coupable d’un faux diplôme ?

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Felix-Tshisekedi

Victime ou pas coupable, aux rumeurs qui circule sur les réseaux sociaux d’un faux diplôme de Antoine Felix tshilombo tshisekedi.

Pour ne pas dire acharnement, le niveau d’études du candidat de l’UDPS angoisse dans son camp. Certains articles de presse, sorti la semaine passée, ont publié de l’existence de fausses déclarations dans les dossiers de candidat de l’UDPS. Il était mentionné des deux diplômes qui n’existeraient pas. Jusque-là, ni le candidat, ni sa famille politique même pas la CENI, n’ont réagi. Une vague de questions viennent à l’esprit du militant. Personne ne comprend cette réaction de calme. Ou peut on croire que les congolais sont indifférents à la morale et à la justice la plus rudimentaire ?

Dès lors, que devrait être l’attitude de ce parti, victime collatérale de la polémique, face à l’opinion ?

Se taire ou se justifier ? C’est à lui de prendre la bonne décision face au manque de crédit qui ruine l’image de son candidat.

 

Le prestige et la notoriété qui accompagnent le poste de président de la République, une institution constitutionnellement établie, obligent tous les prétendants à montrer patte blanche quant aux conditions d’éligibilité. S’agissant de Félix Tshisekedi Tshilombo, d’aucuns avancent qu’il n’aurait jamais terminé ses études secondaires.

Certains n’hésitent pas à affirmer clairement que l’Athénée Royal du Centre (Bruxelles), où il prétend avoir terminé ses humanités, n’existerait pas.

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Son diplôme de gradué qu’il affiche est contesté, au motif que la section qui y figure n’existait pas à l’époque où il aurait fréquenté l’ICC Bruxelles.

Point n’est besoin de rappeler l’importance pour un pays de respecter les régies établies. Nous soulignions, dans nos dernières éditions, l’exigence répétée par les uns et les autres d’ancrer notre pays dans l’État de droit.

À observer ce qui se passe sur la scène politique ces derniers temps, nous devons constater que beaucoup parmi les plus grands pourfendeurs du pouvoir actuel sont encore incapables d’adhérer aux exigences élémentaires tant de l’éthique que des règles de l’État de droit. L’UDPS doit-elle s’expliquer ?

L’étau se resserre sur le candidat de l’UDPS. Félix Tshisekedi ne remplit pas une des conditions essentielles pour être candidat président : Détention d’un diplôme universitaire.

Ça serait compromettre l’État de droit que de fermer les yeux, sur des violations aussi graves de la loi pour des raisons prétendument politiques, de compromis ou d’exclusivité des élections.

Les diplômes sont des documents sérieux qui attestent du parcours estudiantin du détenteur. S’ils ne constituent pas la preuve tangible d’un quelconque niveau intellectuel ou de maîtrise de la compétence alléguée, ils attestent néanmoins que le possesseur a suivi un parcours d’apprentissage et qu’il en est sorti avec un niveau jugé satisfaisant par des examinateurs objectifs.

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Il est vrai qu’il n’est pas nécessaire d’être un savant pour présider aux destinées d’une République. L’histoire nous l’a démontré à de nombreuses reprises.

Et pourtant la gestion d’un État moderne en ce XXIème siècle dominé par la technologie, exige non seulement des connaissances de base certaines et certifiées mais aussi une morale, un attachement à une éthique reconnue. Dès lors, présenter de faux documents ne répond manifestement pas à ces exigences.

Ambitionné de gouverner aujourd’hui en 2018 un pays de plus de 2.000.000 Km2 et habité par plus ou moins 80.000.000 d’habitants, non seulement sans diplôme, mais surtout dépourvu de toute expérience professionnelle solide, présente un risque considérable.

Qui plus fait insulte à ceux qu’il a la prétention d’aller diriger. Dans ce contexte défavorable pour Félix Tshisekedi son parti devra s’adresser, à l’opinion pour apporter des preuves contraires des pièces et informations qui circulent dans les médias sur le manque de niveau universitaire de son candidat.

La présidence ne saurait servir d’école 

La République Démocratique du Congo, notre pays, est en retard sur de nombreux plans. La Présidence ne saurait servir d’école ou de lieu d’apprentissage à qui que ce soit.

Dans les conditions d’aujourd’hui, pour atteindre ce niveau, il est impérieux de donner la preuve de ce que l’on est réellement capable de faire.

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Il ne suffit pas de savoir contester moins encore de lire un programme politique conçu et préparé par des tiers, pour prétendre diriger une nation.

Il importe plutôt de savoir concevoir, organiser, instruire, en suivre l’exécution, contrôler la qualité du résultat et parfois se remettre en cause.

Nous demeurons donc convaincu qu’un métier ne s’improvise pas, il s’apprend, a fortiori celui de diriger un Etat.

Je suis même certain que tout cela peut s’apprendre sans diplôme pourvu que l’on se plie, pendant une période, à la discipline assidue de l’apprentissage.

Malheureusement, dans le cas qui nous occupe ici, cet apprentissage n’a jamais eu lieu et n’a même jamais été envisagé.

Si au-dessus de la faiblesse de n’avoir pas accompli un cursus scolaire normal, on y ajoute le mal de présenter de faux documents dans une attitude d’arrogance justifiée par aucune expérience avérée, on se condamne soi-même.

Le mépris que l’on afficherait ainsi à l’égard de son pays, serait inacceptable. Par égard et pour l’intérêt du peuple congolais, sans explication de l’UDPS sur ce point, les chances, pour son candidat, de poursuivre la course sera sérieusement compromises.

En effet, les autorités judiciaires compétentes pourraient, à tout moment, se saisir de ce dossier.

 

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