TSHANGU : LE DEUXIÈME “GONG” SUPPRIMÉ DANS PLUSIEURS ÉCOLES CATHOLIQUES

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La “grève” des enseignants des écoles conventionnées catholiques du district de la Tshangu s’avère imminente. C’est ce que témoigne la timidité observée hier jeudi 14 novembre dans plusieurs établissements publics de la partie Est de Kinshasa. Des enseignants interrogés affirment qu’il s’agit là d’une façon de fustiger le traitement salarial qu’ils qualifient de “dégradant” depuis l’effectivité de la gratuité de l’enseignement de base.

Les activités scolaires sont paralysées depuis le lundi 11 novembre courant dans les écoles catholiques de la Tshangu. Au collège Bonsomi, dans la commune de Ndjili, les enseignants assurent un service minimum.

La même situation est observée au collège Saint Frédéric, au lycée Saint Joseph, dans la commune de Kimbanseke, au lycée sainte Germaine et au complexe scolaire Elikya, à N’djili. Au collège Don Bosco, dans la commune de Masina, les enseignants ont décidé de supprimer depuis hier, la vacation d’après-midi.

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Ils affirment que la suppression de ces cours d’encadrement qui se dispensent traditionnellement du lundi au vendredi de 12h à 14h54′ constitue un signe avant-coureur d’une grève généralisée.

” Notre train de vie a considérablement baissé. Nous ne sommes même plus en mesure de payer le loyer et de supporter les frais académiques de nos enfants. Nous touchons actuellement la moitié de ce que l’on touchait avant. Que cela soit clair. Nous ne sommes pas contre la gratuité de l’enseignement. Car nous sommes aussi parents. Mais que le chef de l’État pense à nos conditions de vie”, a plaidé un enseignant sur place.

” Si rien n’est fait de la part du président de la République personnellement, une grève généralisée sera observée incessamment dans toutes les écoles conventionnées catholiques de la ville province de Kinshasa”, promettent en choeur, un groupe d’enseignants de Don Bosco.

Ils affirment que c’est l’option de débrayer a été levée au cours d’une réunion tenue par les enseignants dans la discrétion, le lundi 11 novembre, parallèlement aux démarches menées par leurs délégués syndicaux qu’ils qualifient de “traîtres”.

A en croire ces professionnels de la craie qui ont pris part à cette réunion sus-évoquée sont unanimement arrivés à la conclusion que les syndicalistes de leur sécteur ne rapportent pas fidèlement leurs revendications au niveau du Gouvernement.

” Au terme de cette réunion, il a été décidé que chaque école catholique écrive particulièrement au chef de l’Etat pour lui faire part de son intention d’entrer en grève. Et en cas de non réponse, lesdites écoles n’auront de choix que de déclencher le mouvement de grève. C’est peut être la seule façon d’amener le Gouvernement à agir”, a indiqué sous couvert de l’anonymat un enseignant du collège Bonsomi.

Toujours en rapport avec la grogne actuelle, le cardinal Fridolin Ambongo, au cours d’une conférence de presse mardi 12 novembre à Kinshasa, a salué la gratuité de l’enseignement de base consacrée par la Constitution et appliquée par le président Félix Tshisekedi. Ce, tout en soulignant l’impératif d’améliorer les conditions salariales des enseignants.

Orly-Darel Ngiambukulu

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